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6 avril 2013

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Argh, je suis invité à manger chez des super cuistots…

choccake

… ou à tout autre endroit ou je ne vais pas avoir envie de me freiner sur la quantité.
Bon, vous avez tout calé, vos ratios protéines/glucides/lipides en fonction de vos jours d’entrainement et de repos, vos heures de jeûne, vous perdez du gras, vous prenez en force, tout roule dans le meilleur des mondes, et soudain vous recevez une invitation à une soirée …. Que faire ?

Souvent lorsque mes amis me voient au buffet, voilà les réactions que j’entends:
– c’est pas paléo, ça!
– tiens, tu manges ça toi?
– ah la vache tu as trop de chance de manger tout ça et d’avoir aussi peu de gras. Tu dois avoir un super bagage génétique!

Ceux qui me connaissent savent que, non, je n’ai pas une génétique de rêve, j’ai même plutôt tendance à prendre très vite du gras mais j’ai appris à me connaître et trouvé le type d’alimentation qui me convient, paléo principalement, cyclage des macronutriments en fonction des jours d’entrainement/repos , jeune intermittent, blabla…

La question du jour est comment gérer et planifier un cheat day (« jour de triche » ou on mange ce que l’on veut), puisque j’ai eu la question aujourd’hui, je me suis dit que ça irait aussi vite de prendre le temps de faire un article afin que tout le monde en profite.
Je tiens à préciser que je ne suis pas adepte du cheat day, mais plutôt du cheat meal. Le cheat day (day=jour) consiste à manger ce que l’on veut pendant toute la journée, le cheat meal (meal=repas), juste pendant un repas.

Comment faire?

Voilà le protocole que je suis et que je vous propose pour gérer votre cheat meal, un samedi soir par exemple:

Le samedi, si vous êtes habitués à jeûner 16h ( aux alentours de 20h ->12h par exemple), poussez votre fenêtre de jeûne jusqu’au moment de votre cheat meal de façon à ce que votre total calorique soit le moins haut possible en fin de journée. Vous allez consommer ainsi l’ensemble de vos calories sur un repas.
Si vous avez du mal à tenir jusqu’au soir ou si vous avez fait un entraînement dans la journée, à l’heure de votre premier repas habituel faites un repas constitué uniquement de légumes verts faiblement caloriques de façon à avoir du volume mais peu de calories. Un de mes favoris est composé de 2 ou 3 endives, un concombre entier, le tout légèrement assaisonné, une ou deux cuillères d’huile de noix, cumin, sel au céleri. Vous pouvez rajouter une petite portion de protéine maigre, un blanc de poulet ou une boite de thon.
Le soir, gavez vous, faites vous plaisir sans stresser, profitez des bon petits plats de vos amis, de leurs succulents gâteaux aux chocolats, ou autres gâteaux à la carotte et cannelle. Oubliez le coté nutrition-santé/performance, profitez du coté nutrition-plaisir/vie sociale.
Selon l’étendu des dégâts, le lendemain, allongez encore votre période de jeune jusqu’au soir si vous le pouvez et refaites un repas constitué de légumes verts et protéines maigres. Normalement avec l’habitude du jeûne et tout ce que vous aurez mangé la veille, vous ne devriez pas avoir de sensation de faim dans la journée.
Evidemment, les jours avant et après votre cheat meal, évitez de rester inactifs, profitez en pour sortir, faire vos corvées, de façon à ne pas avoir une envie de manger liée à l’ennui.
Le surlendemain deux choses primordiales:
– reprenez votre protocole alimentaire comme si de rien n’était
– mettez votre pèse-personne à un endroit pas pratique à attraper, je veux dire, vraiment pas pratique…  1 g de glucide ingéré sera accompagné de 4g d’eau, vous serez forcément plus lourd, alors pas le peine de vous torturer avec le chiffre de la balance…
L’alimentation n’est pas une religion, restez souples, les protocoles trop rigides sont voués à l’échec sur le long terme. Sachez trouver l’équilibre entre ce qui vous convient et qui maintient la frustration au minimum. Avoir des soupapes de temps en temps permet de gérer son alimentation sur la durée car du coup, vous saurez apprécier vraiment les moments entre amis autour d’une bonne table ni paléo ni raisonnable.

Je pense qu’une bonne fréquence pour un cheat meal est de un tous les 7 jous, voir tous les 10.

Bon cheats !!

4 Commentaires
  1. Ton article tombe un peu en retard, mais j’avais tout prévu, tout comme tu as dit 😉
    J’ai mangé peu de glucides avant le repas délirant d’hier soir… Les gâteaux au chocolat et autres douceurs étaient au rendez vous, impossible de résister. Aujourd’hui, c’est beaucoup d’eau parce que le sucre a fait des bêtises sur ma gorge… Bizarre :)
    Et grâce au jeûne la faim ne se fait pas trop sentir, ça c’est top de chez top !

    • Jean-Yves
      avr 6 2013

      Ah, tu fais partie des initiés toi, même sans l’article tu savais comment faire :-).
      C’est vrai que étrangement, le jeune a un effet coupe-faim…(C’est bizarre comme phrase, mais c’est vrai)

  2. Aurélie
    avr 6 2013

    Merci pour le petit clin d’oeil, cela m’a fait pas mal sourire!!!
    Pas mal l’article

    • Jean-Yves
      avr 6 2013

      Héhé, je dois avouer que j’ai souri aussi en l’écrivant :-). Cela dit je ferai jamais le malheur de faire ces gâteaux à la carotte parce que un je les ferai en cachette et deux, vue la quantité que je suis capable de m’enfiler, il faudrait que je jeûne 3 jours au moins après!

Commentaires clos.